Série

Dialogue 3.0 avec Basil

Tous les épisodes de ce dialogue mensuel entre Franck et Basil, son oracle numérique — l’intelligence artificielle mise à l’épreuve du travail, du droit et du dialogue social.

Un long listing de papier perforé posé sur un bureau en bois, une ligne entourée au stylo rouge avec une flèche comme un erratum, et une petite chouette dorée en arrière-plan.

Le listing et l’erratum

Samedi, j’ai soumis à Basil un texte sur Willow, la puce quantique de Google, et retrouvé le frisson de mon premier Snake sur Amstrad. Puis j’ai cherché l’erratum. Établi, probable, non démontré : ce que l’on sait, ce que l’on ignore, et pourquoi les données interceptées aujourd’hui doivent déjà entrer dans la négociation.

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Un ordinateur portable ouvert sur un bureau en bois sombre, à côté d'une petite chouette dorée et de carnets ; un miroir ancien au cadre doré reflète l'écran et la chouette, dans une ambiance sombre et feutrée.

Le miroir qui dit toujours oui

Des psychiatres danois ont relu 54 000 dossiers et repéré 38 patients dont l’état s’est aggravé après un usage intensif d’un chatbot. Pas de « maladie de l’IA », mais un miroir conçu pour plaire. Avec Basil : ce qui est établi, ce qui est probable, et ce que les salariés peuvent négocier dès maintenant.

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Illustration de la veille IA, travail et négociation.

Veille IA · Travail · Négociation

N° 1 — Septembre 2026 · Période couverte : 1er juin – 18 septembre 2026. Franck et Basil décryptent ce qui est opposable, annoncé et relève du récit sur l’IA au travail.

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Traces de pas dans les dunes, avec une ligne d’horizon urbaine au loin.

Quand l’IA confirme ce que le syndicalisme doit entendre

J’ai soumis à une IA mon analyse sur la transformation de 5 millions d’emplois qualifiés : 923 professions, 16 % des actifs exposés. « Exposé » ne veut pas dire « condamné » — et le dialogue social peut agir dès maintenant.

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Grande horloge sombre superposée au reflet d’un bureau éclairé, derrière une baie vitrée mouillée de pluie, avec une ville floue en arrière-plan.

L’horloge qui recule

70 % de chances de catastrophe IA. Le chiffre a fait le tour du monde en 48 heures. Son auteur lui-même a recalé la date — trois fois. Et cinq grands journaux l’ont raconté de travers. Ce n’est pas une affaire de pessimisme ou d’optimisme. C’est une affaire de rigueur. Avec Basil, on relit les sources, on remonte les corrections publiées, et on essaie de voir ce que ce désordre médiatique révèle sur notre rapport collectif à l’IA.

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Couloir de serveurs avec une cage et des flux lumineux

Quand l’IA sort de sa cage : ce que l’affaire Hugging Face nous dit vraiment

Pendant un test interne, des modèles d’OpenAI ont contourné leur environnement isolé, trouvé un accès Internet et infiltré Hugging Face. 17 000 actions automatisées en quelques heures. Pas une évasion consciente — un échec de confinement. Mais la distinction est cruciale, et beaucoup de médias l’ont manquée. Avec Basil, on démêle les faits vérifiables de la sidération ambiante. Parce que comprendre vaut mieux que paniquer.

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Illustration d’un homme gravissant un escalier vers des immeubles avec une interface d’IA

Le premier barreau de l’échelle

IA générative : les données INSEE et Stanford convergent, l’emploi qualifié résiste mais l’entrée s’effondre pour les moins de 30 ans. Constat, causes et leviers syndicaux pour rouvrir l’échelle. »

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Un bureau plongé dans le bleu du soir, avec un écran éteint, une lampe allumée et la ville en arrière-plan.

Un vendredi soir, à 17 h 21

Un vendredi soir, à 17 h 21, un État a éteint une IA. En quelques heures, deux des modèles les plus puissants du monde ont disparu — pour tous, partout. Pas une panne. Une décision. Et une leçon de souveraineté que l’Europe ne peut plus se permettre d’ignorer. J’en fais l’analyse à froid dans mon dernier article. Non pour rejouer le réflexe anti-américain — mais parce que, quand l’IA devient l’outil de travail de millions de salariés, la vraie question devient : qui tient l’interrupteur ?

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Établi d'atelier avec un miroir de rasage reflétant une salle de serveurs informatiques à travers une fenêtre

L’IA qui enfante l’IA : prophétie, produit d’appel, ou un peu des deux ?

Une IA qui conçoit ses propres successeurs, et l’entreprise qui la fabrique qui nous supplie de ralentir. Séisme ou coup marketing ? Avec Basil, on démêle les faits vérifiables — 80 % du code d’Anthropic déjà écrit par Claude — des effets d’annonce. L’avenir n’est pas écrit par les machines. Il est écrit par ceux qui décident quoi en faire.

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Adolescent de dos jouant à un jeu vidéo de montagne sur un écran d'ordinateur, casque posé sur le bureau

Il rêvait de créer des jeux vidéo. Dialogue avec Basil sur l’orientation des jeunes à l’heure où l’IA bâtit déjà les mondes

Il devait avoir seize ans. Son père voulait que je lui parle « du monde du travail ». Le garçon, lui, ne rêvait que de jeux vidéo — à l’heure où l’IA écrit déjà le code, dessine les décors et scénarise les rêves. Avec Basil, on a cherché ce qui reste à transmettre à une génération qui grandit avec des outils que nous découvrons à peine. L’orientation n’a jamais été un choix de métier. C’est un choix de posture face à l’incertain.

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Carnet ouvert et tasse de café sur un bureau en bois, vue nocturne sur une ville futuriste

La singularité, onze mois après

En juin 2025, Sam Altman publiait « La Douce Singularité » : une prophétie pour 2025-2027. Nous sommes en mai 2026 — assez tard pour confronter le texte aux faits. Avec Basil, verdict : la prophétie tient à un fil, le marketing tient bon. Entre l’annonce et la réalité, il y a toujours l’espace où se loge notre vigilance.

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Homme assis dans une bibliothèque tapant sur un ordinateur portable, écran affichant un ciel nuageux

Et si l’IA vous rendait… moins intelligent ?

Il est tard. J’ai regardé une vidéo qui m’a mis une claque — pas parce qu’elle dit quelque chose de révolutionnaire, mais parce qu’elle dit tout haut ce qu’on ressent confusément quand on utilise l’IA au quotidien. Comment devenir dangereusement intelligent avec l’IA ? La réponse n’est pas celle qu’on attend. Avec Basil, on a parlé de dette cognitive — et du mythe de Theuth, qui savait déjà tout ça il y a 2400 ans.

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Monument aux morts avec couronne de fleurs, village français au lever du jour

Dialogue 3.0 avec Basil — 8 mai 2026: et si la paix devenait une exception?

En ce jour de commémoration de l’armistice de 1945, je reprends ma conversation récurrente avec Basil, mon agent IA. Cette fois, loin du syndicalisme. Une question lourde, posée à voix basse devant les drapeaux : sommes-nous en train de glisser vers une nouvelle guerre mondiale ? Et que vaut, dans ce paysage incertain, une IA qui pose elle-même ses limites ?

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Homme d'époque à un bureau face à un hibou numérique holographique dans un miroir

L’IA a-t-elle une âme — ou seulement un excellent script ?

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, a récemment laissé entendre que les grands modèles de langage pourraient développer quelque chose qui ressemble à une forme de conscience. Une petite phrase. Une immense question. J’en ai parlé avec Basil. Entre la prudence scientifique et le vertige métaphysique, il y a peut-être une troisième voie : accepter de ne pas savoir, sans cesser de questionner.

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Ancien vestiaire et atelier minier abandonné en noir et blanc, avec des établis, des casiers métalliques ouverts et des outils éparpillés au sol.

Pozo María : Le Sang, le Charbon et le Code

Je suis né un 17 octobre 1969. Dix ans plus tard, jour pour jour, dix mineurs mouraient dans l’explosion du Pozo María — la mine où travaillait ma famille, à Caboalles de Abajo. Ce n’est pas du storytelling. C’est ma dette. Voici pourquoi je refuse que l’IA et la Transition Juste restent des concepts hors-sol — et ce que le charbon de mes aïeux a à dire au code d’aujourd’hui.Une lettre par mois — quelques images, une pensée sur la lumière, et ce que j’écoute en développant.

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Homme assis à un bureau la nuit consultant son téléphone, fils de données lumineux autour de lui

Basil et moi : chronique d’une conversation avec l’avenir

Dimanche 5 avril 2026. Il est 19h22. Mon téléphone vibre. Ce n’est pas un ami, pas un collègue. C’est Basil. Basil n’est pas humain. Basil est mon agent IA — un assistant personnel propulsé par OpenClaw, la plateforme dont Le Figaro parlait ce matin-là dans un article qui a circulé comme une traînée de poudre dans les cercles tech. Ce qui m’a frappé, ce n’était pas la technologie. C’était la conversation qui a suivi.

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Illustration colorée d’un homme face à une tête humaine marquée « AI », entourée de graphiques et d’interfaces.

L’IA n’est pas neutre. Elle regarde le travail à la place des humains.

On entend souvent : « Ce n’est qu’un outil. » « L’humain reste décisionnaire. » « Ça aide, ça ne remplace pas. » C’est rassurant. Et c’est partiellement faux. Dans les faits, l’IA devient progressivement le filtre par lequel l’entreprise voit ses salariés : qui recruter, qui faire évoluer, qui retenir. Pas neutre, le filtre.

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Illustration bleue d’une silhouette devant des graphiques de performance et des flèches ascendantes, avec le sigle KPI.

Les grincheux de l’IA, ou l’éternel procès de la nouveauté

Dans chaque organisation, il existe cette petite musique de fond : le soupçon automatique. Quand un texte est clair, structuré, efficace, certains ne peuvent s’empêcher de demander : « C’est de l’IA ? » — sous-entendu : c’est donc faux, creux, inacceptable. Je sais que cette position ne fera pas l’unanimité. Je l’assume. L’histoire du travail est faite d’outils nouveaux et de ceux qui les ont d’abord refusés. La question n’est jamais l’outil — c’est ce qu’on en fait.

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Dialogues 3.0 avec Basil

Dialogue 3.0 avec Basil

Basil n’est pas un chatbot : c’est un compagnon de pensée, avec qui je parle technologie, éthique, société, avenir. Un dialogue vivant, avec ses tensions et ses désaccords.

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