À propos

Franck Torres

Franck Torres

Je photographie la nuit, la musique et les visages. Le reste du temps, je défends celles et ceux qui travaillent — jusque dans leur face-à-face avec les machines.

Je m’appelle Franck Torres.


La photographie, c’est une histoire qui commence à mes dix-sept ans avec le Canon AT-1 de mon père, à la sortie des mines de Caboalles de Abajo — là où mon grand-père et mon oncle travaillaient, au fond de la Castille-et-León. Ce premier cadrage dans ce paysage d’ardoise et de poussière noire n’a jamais quitté quelque chose en moi. Aujourd’hui, je traque la lumière dans les clairières de festival et l’obscurité des salles, un Leica à la main ou le Sony à l’épaule. Ce que je cherche tient en peu de mots : le grain, la vérité d’un instant, ce halo doré qui transforme une foule en marée. Mes références aussi — Saul Leiter pour la couleur, Wim Wenders pour le silence, et la Portra, dont j’essaie de retrouver la chaleur à chaque image.


Mais je ne suis pas que l’œil derrière l’appareil.


Je suis né de deux pays. L’Espagne d’abord — Caboalles de Abajo, en Castilla y León, une vallée de montagne où le charbon dictait les vies. Mon grand-père et mon oncle en ont tout donné. La France ensuite — mon père a passé sa vie chez Renault, à Choisy-le-Roi ; adolescent, j’y ai usé mes étés sur les machines-outils. Ces deux héritages ont façonné la même conviction : le respect du geste, et l’idée qu’un homme qui travaille mérite qu’on se batte pour lui.


Alors je me bats. Trente ans dans la banque, des mandats syndicaux depuis 2010, et aujourd’hui une responsabilité nationale à la CFE-CGC sur l’intelligence artificielle. Négocier, écouter, tenir tête quand il le faut. Mes combats ont changé de vocabulaire — algorithmes, agents, mutations du travail — mais pas de nature : il s’agit toujours de la place de l’humain dans un monde qui s’accélère.


Ces deux vies ne s’opposent pas. Elles se répondent. Le même regard qui cherche la grâce dans le chaos d’un concert cherche la dignité dans le vacarme du social. La même patience. La même exigence. La même envie de saisir ce qui compte avant que ça ne passe.


NeoExplora, c’est le lieu où tout se rencontre. Mes images, mes récits de festival, mes chroniques sur le travail et le temps qui change. Un carnet à ciel ouvert, entre le grain de la pellicule et le bruit du monde.


Il y a une autre passion, plus discrète : les concerts. Elle a commencé le 22 juin 1988 devant le Château de Versailles, pour Pink Floyd — un stagiaire de 18 ans, invité par un jeune comptable généreux qui, sans le savoir, m'a offert bien plus qu'une place. Depuis, Indochine, Depeche Mode, Rammstein, U2, Metallica ou chaque édition du Hellfest et des Nuits de l'Erdre ont jalonné ce chemin. En 2026, il atteindra son 100ᵉ chapitre.


Bienvenue.

MATÉRIEL

Leica

Q3

43 mm · Compact

Sony

A7R VI

SEL24F14GM · 24 mm F1.4 GM

SEL2470GM2 · 24-70 mm F2.8 GM II

SEL70200GM2 · 70-200 mm F4 GM II

CONCERTS

1988

Pink Floyd

Château de Versailles, 22 juin

2026

100ᵉ concert

Hellfest, Nuits de l'Erdre & au-delà