Portrait de Franck Torres devant des tours de bureaux

À propos

Franck Torres

Franck Torres

Je photographie la nuit, la musique et les visages. Le reste du temps, je défends celles et ceux qui travaillent, jusque dans leur face-à-face avec les machines.

DANS CE CARNET

01 Origines

02 Travail

03 Concerts

Repères

01 Origines

02 Travail

03 Concerts

Repères

Je m’appelle Franck Torres.

La photographie est entrée dans ma vie à dix-sept ans, avec le Canon AT-1 de mon père, dans les paysages d’ardoise et de poussière noire de mon enfance espagnole. Parmi mes premiers sujets, il y avait mon oncle, picador, c’est-à-dire mineur au front de taille, que je photographiais à la sortie de la mine, sur la route du col de Leitariegos. Son visage noir de charbon, fatigué, ne m’a jamais quitté. Ce premier cadrage non plus.

Mais je ne suis pas seulement l’œil derrière l’appareil.

Franck Torres photographiant au Parc oriental de Maulévrier, appareil photo à la main, au milieu des arbres d’automne

Parc oriental de Maulévrier, France

01 / ORIGINES

Je suis né entre deux pays. Mes racines paternelles plongent en Galice, dans la province d’Ourense : le berceau de ma famille, où mon père est né en 1947. Mes grands-parents ont ensuite émigré pour le travail à Caboalles de Abajo, en Castille-et-León, une vallée où le charbon dictait les vies. Mon grand-père y a passé la sienne dans les galeries du Pozo María, jusqu’à ce que la mine lui prenne les poumons, puis le cœur. Ma grand-mère a travaillé dans la même mine, comme blanchisseuse : le linge des mineurs, les mains dans l’eau froide, sans jamais plier.

Puis il y a eu la France. Mon père a passé sa vie chez Renault, à Choisy-le-Roi ; adolescent, j’y ai usé mes étés sur les machines-outils. Du côté de ma mère, ce sont des racines cantaliennes, au cœur de la Haute-Auvergne, et trois générations de cheminots, dont des chefs de gare. Mon grand-père, apprenti à la SNCF dès 1941 à Vitry-sur-Seine, a connu le temps de la vapeur ; son jardin de Villemoisson-sur-Orge a ancré mon enfance.

De ces héritages est née une même conviction : respecter le geste, et se battre pour celles et ceux qui travaillent.

Pont haubané du Millénaire à Ourense, arche métallique sous un ciel nuageux, Galice

Pont du Millénaire, Ourense, Galice

Ancien tableau de commande électrique rouillé d'une mine de charbon abandonnée, Caboalles de Abajo

Ancienne mine de charbon, Caboalles de Abajo, Castille-et-León

Ancienne usine Renault de Choisy-le-Roi, site industriel vu depuis l’extérieur

Usine Renault, Choisy-le-Roi

02 / LE TRAVAIL

Alors je me bats. J’ai passé trente ans dans la banque, du Crédit du Nord à la Société Générale, et depuis 2010 je porte des mandats syndicaux : Délégué National IA à la CFE-CGC, Président de l’UR SNB-CFE-CGC Pays de la Loire, Responsable du Développement Syndical du SNB à la Société Générale. Négocier, écouter, tenir tête quand il le faut : mes combats ont changé de vocabulaire — algorithmes, agents, mutations du travail — mais pas de nature. Il s’agit toujours de la place de l’humain dans un monde qui s’accélère.


Je suis aussi expert du projet AI MANAGE avec CEC European Managers, et je forme à l’IA quelques personnes que je choisis, avec un seul angle : non pas la technique, mais comment rester humain face à elle — éduquer la machine plutôt que subir la tyrannie de l’algorithme.

Ces deux vies ne s’opposent pas. Elles se répondent. Le même regard qui cherche la grâce dans le chaos d’un concert cherche la dignité dans le vacarme du social. La même patience. La même exigence. La même envie de saisir ce qui compte avant que ça ne passe.

NeoExplora est le lieu où elles se rencontrent. Mes images, mes récits de festival, mes chroniques sur le travail et le temps qui change : un carnet à ciel ouvert, entre le grain de la pellicule et le bruit du monde.

Et puis il y a les concerts. À dix-huit ans, le 22 juin 1988, devant le Château de Versailles : Pink Floyd. J’étais stagiaire rue Réaumur, à Paris ; un jeune comptable généreux m’avait invité, sans savoir qu’il m’offrait bien plus qu’une place. Depuis, Indochine, Depeche Mode, Rammstein, U2, Metallica, le Hellfest et les Nuits de l’Erdre ont jalonné le chemin. En 2026, j’ai franchi le cap de mon 100ᵉ concert.

La Défense sous la neige, France

La Défense sous la neige, France

03 / LES CONCERTS

Près de quarante ans de scènes, en quelques repères : le matériel d’abord, puis les dates qui comptent.

MATÉRIEL

Leica

Q3

Q3

43 mm · Compact

Sony

A7R VI

A7R VI

SEL24F14GM · 24 mm F1.4 GM

SEL2470GM2 · 24-70 mm F2.8 GM II

SEL70200GM2 · 70-200 mm F4 GM II

REPÈRES

1988

Premier concert : Pink Floyd au Château de Versailles.

2010

Premiers mandats de représentant du personnel : délégué du personnel, CHSCT, CSE.

2026

Le 100ᵉ concert franchi, et une nouvelle étape pour NeoExplora.

CONCERTS

1988

Pink Floyd

Château de Versailles, 22 juin 1988 — offert par un jeune comptable rue Réaumur, sans qu’il sache qu’il m’offrait une vie entière de concerts

2009

Les Cowboys Fringants

La Trocardière, à Rezé — « Les Étoiles filantes », découverte lors d’un voyage organisé au Québec : un amour qui ne m’a jamais quitté.

2026

100ᵉ concert

Mon 99ᵉ concert, c’était Robbie Williams au V and B Fest ; le 100ᵉ a suivi, une nouvelle étape sur un chemin commencé en 1988.

Ce carnet se prolonge dans quatre lettres régulières — Syndicaction, L’Écho du Changement, L’Écho du Passé et Dialogue 3.0 avec Basil — et dans une série du mercredi, Décodeur IA.

Diapositive de la série Décodeur IA : « Biais d’automatisation », la tendance à trop se fier à un système automatique.

SÉRIE

Décodeur IA

Un mot de l’IA décodé chaque mercredi, et ce qu’il change pour les salariés.

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