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Montréal : l’apparence sans le jugement

Montréal, Canada

3 min de lecture

Montréal : l’apparence sans le jugement

Montréal : l’apparence sans le jugement

Troisième séjour à Montréal, le premier en été : du canal de Lachine au Plateau-Mont-Royal, une ville jeune, sportive et cosmopolite qui ne juge pas.

Troisième séjour à Montréal, le premier en été : du canal de Lachine au Plateau-Mont-Royal, une ville jeune, sportive et cosmopolite qui ne juge pas.

Tours du centre-ville de Montréal sous un ciel de nuages moutonnés, herbes hautes au premier plan.

En septembre 2026, je suis parti voir mon fils, sa femme et ma petite-fille Luna à Montréal. Je découvrais la ville pour la troisième fois, et pour la première fois en été.

Une ville jeune, sportive, cosmopolite

Montréal en été vit dehors : on y court, on y pédale, on mange en terrasse, et toutes les langues se croisent sur le même trottoir. L’apparence y compte beaucoup. Pourtant, le jugement de l’autre semble absent. On se regarde, on ne se toise pas.

Du canal au marché

Mes marches du matin partaient de Griffintown, le quartier qui longe le canal de Lachine et où vit mon fils, jusqu’au marché Atwater. Eau calme, pistes cyclables, joggeurs : la ville avant l’heure de pointe.

Le Plateau et le Mont-Royal

Côté quartier français, le Plateau-Mont-Royal. Et au-dessus de la ville, le Mont-Royal, d’où l’on mesure tout cela à l’échelle.

L’envers de la carte postale

Il fait bon vivre à Montréal en été, mais la ville n’est pas à l’abri. La crise est là, et les droits de douane américains pèsent : selon les données réunies par L’Escale économique, le Québec a perdu 28 600 emplois depuis le début des tensions et son PIB stagne depuis janvier 2025. Le 22 août, Washington a encore imposé 50 % de droits sur environ 28 milliards de dollars de produits canadiens. Et la misère se révèle aussi, de temps en temps, de façon discrète : des consommateurs de fentanyl. Le 16 juillet, la Santé publique de Montréal a lancé une alerte, avec huit décès impliquant du carfentanil, un opioïde plus puissant encore, depuis avril, et un volume de surdoses non mortelles resté très élevé. Ces oubliés sont de plus en plus nombreux. Sur le Plateau, un matin, quelqu’un dormait sur le trottoir, ses sacs autour de lui, pendant qu’un bus passait. C’est cela aussi, Montréal : les chiffres de la crise, vus à hauteur de bitume.

Pourtant, Montréal reste l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique du Nord : 31 homicides en 2025, un taux que le SPVM dit être le plus bas des grandes villes nord-américaines. Je ne l’ai pas ressentie autrement.

Sources : Santé publique de Montréal, alerte du 16 juillet 2026 ; L’Escale économique, 1er septembre 2026 (d’après la Banque Nationale et Desjardins) ; SPVM via La Presse canadienne, CTV News, 10 février 2026.

Pour prolonger le voyage : Montréal joue dehors, puis Les cascades que je n’ai pas atteintes, dans les Laurentides.

En septembre 2026, je suis parti voir mon fils, sa femme et ma petite-fille Luna à Montréal. Je découvrais la ville pour la troisième fois, et pour la première fois en été.

Une ville jeune, sportive, cosmopolite

Montréal en été vit dehors : on y court, on y pédale, on mange en terrasse, et toutes les langues se croisent sur le même trottoir. L’apparence y compte beaucoup. Pourtant, le jugement de l’autre semble absent. On se regarde, on ne se toise pas.

Du canal au marché

Mes marches du matin partaient de Griffintown, le quartier qui longe le canal de Lachine et où vit mon fils, jusqu’au marché Atwater. Eau calme, pistes cyclables, joggeurs : la ville avant l’heure de pointe.

Le Plateau et le Mont-Royal

Côté quartier français, le Plateau-Mont-Royal. Et au-dessus de la ville, le Mont-Royal, d’où l’on mesure tout cela à l’échelle.

L’envers de la carte postale

Il fait bon vivre à Montréal en été, mais la ville n’est pas à l’abri. La crise est là, et les droits de douane américains pèsent : selon les données réunies par L’Escale économique, le Québec a perdu 28 600 emplois depuis le début des tensions et son PIB stagne depuis janvier 2025. Le 22 août, Washington a encore imposé 50 % de droits sur environ 28 milliards de dollars de produits canadiens. Et la misère se révèle aussi, de temps en temps, de façon discrète : des consommateurs de fentanyl. Le 16 juillet, la Santé publique de Montréal a lancé une alerte, avec huit décès impliquant du carfentanil, un opioïde plus puissant encore, depuis avril, et un volume de surdoses non mortelles resté très élevé. Ces oubliés sont de plus en plus nombreux. Sur le Plateau, un matin, quelqu’un dormait sur le trottoir, ses sacs autour de lui, pendant qu’un bus passait. C’est cela aussi, Montréal : les chiffres de la crise, vus à hauteur de bitume.

Pourtant, Montréal reste l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique du Nord : 31 homicides en 2025, un taux que le SPVM dit être le plus bas des grandes villes nord-américaines. Je ne l’ai pas ressentie autrement.

Sources : Santé publique de Montréal, alerte du 16 juillet 2026 ; L’Escale économique, 1er septembre 2026 (d’après la Banque Nationale et Desjardins) ; SPVM via La Presse canadienne, CTV News, 10 février 2026.

Pour prolonger le voyage : Montréal joue dehors, puis Les cascades que je n’ai pas atteintes, dans les Laurentides.

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Ces images sont disponibles en tirage Fine Art numéroté, de 30×20 cm à 60×40 cm. Impression jet d’encre sur papier Hahnemühle Photo Rag 308g.

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