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Résumé
Quand l’exigence que nous portons doit aussi s’appliquer à nous-mêmes « Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. » Ce proverbe français, bien connu, prend sa source dans une pensée de Montaigne, formulée dans ses Essais au XVIe siècle.
Quand l’exigence que nous portons doit aussi s’appliquer à nous-mêmes
« Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. »
Ce proverbe français, bien connu, prend sa source dans une pensée de Montaigne, formulée dans ses Essais au XVIe siècle. Il rappelle que l’on ne bénéficie pas toujours des avantages de sa propre fonction.
Et si, parfois, cette maxime pouvait s’appliquer au monde syndical ? Non comme une accusation, mais comme une invitation à la réflexion.
Cette idée ne provient pas d’une situation personnelle, mais je l’ai entendue, perçue, entre les lignes de nombreux échanges que j’ai eus ces dernières années avec des élus, toutes sensibilités syndicales confondues, dans des contextes variés. Elle émerge non comme une plainte, mais comme une question discrète, souvent posée en marge : et chez nous, comment ça se passe vraiment ?
Le constat est simple : nous sommes souvent les premiers à défendre, face aux directions, des valeurs fortes — écoute, transparence, reconnaissance, exemplarité managériale.
Mais qu’en est-il lorsque nous tournons le regard vers nos propres équipes ? Sommes-nous en cohérence avec ce que nous défendons ?
Et même quand tout semble aller bien, prenons-nous le temps de nous poser la question ?
Il ne s’agit pas ici de dénoncer qui que ce soit. Ni de généraliser. Encore moins de moraliser.
Il s’agit d’ouvrir un espace d’introspection collectif, valable pour toute organisation syndicale , quel que soit son syndicat, son fonctionnement ou sa taille .
Parmi les sujets que j’ai entendus émerger au fil des échanges :
- une communication interne perfectible, parfois trop verticale ou trop parcellaire,
- une répartition des rôles ressentie comme figée ou déséquilibrée,
- une reconnaissance inégale de l’engagement de chacun,
- des prises de décision concentrées ou peu partagées,
- un manque d’espace pour exprimer librement les désaccords ou les inconforts.
Rien de cela n’est systématique. Rien de cela n’est forcément intentionnel.
Mais tout cela peut exister, à des degrés divers. Et si cela ne se vit pas aujourd’hui, cela peut tout de même interroger :
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