Toutes les newsletters

NEWSLETTER · EN QUELQUES LIGNES

La théorie de la fenêtre d’Overton : quand l’impensable devient possible

La théorie de la fenêtre d’Overton : quand l’impensable devient possible

var(--variable-KEAlt00gZ)
var(--variable-xo0ulriGG)

Résumé

Il y a des idées qui, hier encore, semblaient absurdes, scandaleuses, voire dangereuses. Et puis, presque sans qu’on s’en rende compte, elles se retrouvent au cœur du débat public, discutées avec sérieux, adoptées par des responsables politiques, puis traduites en lois.

Il y a des idées qui, hier encore, semblaient absurdes, scandaleuses, voire dangereuses. Et puis, presque sans qu’on s’en rende compte, elles se retrouvent au cœur du débat public, discutées avec sérieux, adoptées par des responsables politiques, puis traduites en lois. Ce glissement progressif porte un nom : la fenêtre d’Overton .

Inventée par Joseph Overton, cette théorie décrit le champ des idées « acceptables » dans une société donnée. Imagine une fenêtre : à l’intérieur, les idées jugées normales, discutables, donc légitimes. À l’extérieur, celles considérées comme impensables. Mais cette fenêtre n’est pas figée : elle se déplace avec le temps, sous l’effet des débats, des crises, des provocations et des mutations profondes de nos sociétés.

Comment une idée franchit la fenêtre

Le mécanisme est fascinant. Une proposition commence à l’état d’« impensable ». Puis, poussée par certains acteurs, elle devient « radicale mais discutable ». On en parle, on la critique, mais on en parle. Elle gagne ainsi du terrain. Peu à peu, elle passe dans la catégorie du « raisonnable », avant de finir dans celle du « consensuel ». Enfin, elle devient « politique officielle ».

Exemple classique : le mariage pour tous . Dans les années 80, l’idée paraissait inconcevable. Trente ans plus tard, elle est devenue une évidence dans de nombreux pays. Entre-temps, la fenêtre a bougé.

Le rôle des crises et des chocs

Les crises déplacent souvent la fenêtre d’un seul coup. Le 11 septembre a rendu acceptables des mesures de surveillance de masse qui, la veille encore, auraient semblé liberticides. La crise climatique agit de la même manière aujourd’hui : elle légitime des transformations radicales – transition énergétique, nouvelles formes d’organisation du travail – qui auraient paru inacceptables il y a vingt ans.

Lire la publication sur LinkedIn