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Résumé
Il y a un peu plus d'un an, je rédigeais ce post, et aujourd'hui, je le reprends sous forme d'article, tant il reste d'actualité. Être syndicaliste, est-ce un métier ? Une vocation ? Une mission ? Un peu des trois assurément.
Il y a un peu plus d’un an, je rédigeais ce post, et aujourd’hui, je le reprends sous forme d’article, tant il reste d’actualité.
### Être syndicaliste, est-ce un métier ? Une vocation ? Une mission ?
Un peu des trois assurément.
Ce qui est certain, c’est qu’il faut posséder des sens exacerbés. Il faut être doué d’une écoute active et supérieure à la moyenne, d’une facilité d’élocution et de conviction digne d’un bon commercial, et d’un regard acéré et analytique sur le monde qui nous entoure.
Avec le temps, je suis devenu une sorte de confesseur laïc et moderne, capable de tout entendre, et de souvent pardonner.
La problématique est que, depuis quelque temps, les politiques et dirigeants de société ont cherché à diminuer nos pouvoirs d’action. Nous avons donc d’un côté, un besoin grandissant des salariés d’être accompagnés et entendus, et de l’autre une quasi surdité des décideurs qui nous entourent. Notre pouvoir d’absorption des misères du monde est en train d’atteindre ses limites d’élasticité.
Nous n’arrivons presque plus à digérer la morosité de nos pairs. Certains, malveillants diront que nous nous en nourrissons, ils ont tort, nous tentons au contraire de les apaiser.
Notre quotidien est malheureusement rempli d’appels au secours et de souffrance.
La perte de valeurs du métier de banquier, la recherche de la rentabilité absolue, les exigences des actionnaires sont les moteurs de cette situation.
L’humain disparaît et s’estompe de plus en plus au profit du combien.
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