
Nantes, France
2 min de lecture
The Cure — Zénith Nantes Métropole, 15 novembre 2022
The Cure — Zénith Nantes Métropole, 15 novembre 2022
Trente ans que je les écoute. Deux ans avant la sortie de l'album, Robert Smith est venu déposer Alone et Endsong dans un Zénith plein — et j'ai eu Charlotte Sometimes. Il y a des soirs où l'on se sent enfin assez mûr pour la beauté étrange des choses.
Trente ans que je les écoute. Deux ans avant la sortie de l'album, Robert Smith est venu déposer Alone et Endsong dans un Zénith plein — et j'ai eu Charlotte Sometimes. Il y a des soirs où l'on se sent enfin assez mûr pour la beauté étrange des choses.

Ouvrir sur l’inédit
Le concert s’ouvre sur Alone. Personne dans la salle ne connaît ce morceau. Deux ans plus tard, il deviendra le premier titre de Songs of a Lost World. Ce soir-là, ce n’est encore qu’une longue montée instrumentale dans le noir, et une voix qui entre très tard.
Trois autres inédits suivront : And Nothing Is Forever, A Fragile Thing, Endsong pour clore le set principal, puis I Can Never Say Goodbye en ouverture du premier rappel. Cinq morceaux d’un album alors sans date de sortie, joués devant un public qui les découvre en direct. Un pari rare.
La voix
Elle est là. Intacte, presque troublante d’intégrité. Aucune concession, aucun raccourci, aucune tonalité abaissée. Robert Smith chante comme il chantait, avec ce timbre suspendu entre la plainte et l’enfance.
Trois heures, vingt-sept titres
Le set principal court sur quinze morceaux, dont Pictures of You, Kyoto Song, Lovesong, From the Edge of the Deep Green Sea. Puis deux rappels : le premier grave et minéral — The Drowning Man, Charlotte Sometimes, A Forest —, le second lumineux, presque euphorique, qui déroule Lullaby, Friday I’m in Love, Close to Me, Just Like Heaven et referme sur Boys Don’t Cry.
Ce que je retiens
Charlotte Sometimes. Je l’attendais sans oser y croire. C’est un titre qu’ils sortent rarement, et il est arrivé au moment exact où la salle avait basculé.
Et cette impression, en sortant : je crois que je suis enfin assez mûr pour apprécier pleinement leur étrangeté. La mélancolie de The Cure ne se comprend pas à vingt ans, elle se reconnaît plus tard. Il me tarde de les revoir.
Note technique
Prise de vue depuis la fosse. Scénographie à écrans multiples, projections en direct et visuels abstraits — toiles d’araignée, fondus de couleurs saturées. Lumière extrême : magenta, vert, bleu profond, avec de longs passages en noir et blanc. Traitement fidèle aux dominantes d’origine, aucun rééquilibrage colorimétrique — la palette fait le concert.
Tags
Concert · Post-punk · Cold wave · The Cure · Robert Smith · Zénith Nantes · 2022 · Songs of a Lost World · Photographie live

Ouvrir sur l’inédit
Le concert s’ouvre sur Alone. Personne dans la salle ne connaît ce morceau. Deux ans plus tard, il deviendra le premier titre de Songs of a Lost World. Ce soir-là, ce n’est encore qu’une longue montée instrumentale dans le noir, et une voix qui entre très tard.
Trois autres inédits suivront : And Nothing Is Forever, A Fragile Thing, Endsong pour clore le set principal, puis I Can Never Say Goodbye en ouverture du premier rappel. Cinq morceaux d’un album alors sans date de sortie, joués devant un public qui les découvre en direct. Un pari rare.
La voix
Elle est là. Intacte, presque troublante d’intégrité. Aucune concession, aucun raccourci, aucune tonalité abaissée. Robert Smith chante comme il chantait, avec ce timbre suspendu entre la plainte et l’enfance.
Trois heures, vingt-sept titres
Le set principal court sur quinze morceaux, dont Pictures of You, Kyoto Song, Lovesong, From the Edge of the Deep Green Sea. Puis deux rappels : le premier grave et minéral — The Drowning Man, Charlotte Sometimes, A Forest —, le second lumineux, presque euphorique, qui déroule Lullaby, Friday I’m in Love, Close to Me, Just Like Heaven et referme sur Boys Don’t Cry.
Ce que je retiens
Charlotte Sometimes. Je l’attendais sans oser y croire. C’est un titre qu’ils sortent rarement, et il est arrivé au moment exact où la salle avait basculé.
Et cette impression, en sortant : je crois que je suis enfin assez mûr pour apprécier pleinement leur étrangeté. La mélancolie de The Cure ne se comprend pas à vingt ans, elle se reconnaît plus tard. Il me tarde de les revoir.
Note technique
Prise de vue depuis la fosse. Scénographie à écrans multiples, projections en direct et visuels abstraits — toiles d’araignée, fondus de couleurs saturées. Lumière extrême : magenta, vert, bleu profond, avec de longs passages en noir et blanc. Traitement fidèle aux dominantes d’origine, aucun rééquilibrage colorimétrique — la palette fait le concert.
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Concert · Post-punk · Cold wave · The Cure · Robert Smith · Zénith Nantes · 2022 · Songs of a Lost World · Photographie live

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