Versailles, France

2 min de lecture

Le premier soir

Le premier soir

Un stagiaire de dix-huit ans, une place qu'on ne lui devait rien, et Pink Floyd dans la cour d'un château. Ce soir-là, quelque chose a commencé — et n'a jamais vraiment cessé.

Un stagiaire de dix-huit ans, une place qu'on ne lui devait rien, et Pink Floyd dans la cour d'un château. Ce soir-là, quelque chose a commencé — et n'a jamais vraiment cessé.

var(--variable-SDJmidINN)

Une place qu’on ne m’a pas due

J’étais stagiaire, dix-huit ans, dans un cabinet d’expertise comptable rue Réaumur à Paris, le cabinet de Bernard Rongier. Ce soir du 22 juin 1988, un jeune comptable du bureau m’a tendu une place pour Pink Floyd, au Château de Versailles. Sans le savoir, il m’offrait bien plus qu’un concert.

Versailles, place d’Armes

Le groupe jouait deux soirs dans la cour du château, sur la tournée A Momentary Lapse of Reason. Pas de stade, pas de festival : la pierre du XVIIe siècle en toile de fond, et cette masse de son qui semblait ne rien devoir à personne. Shine On You Crazy Diamond a ouvert la soirée — cinq parties, une lenteur qui apprend déjà à un gamin de dix-huit ans ce qu’attendre veut dire.

Ce que je n’ai pas photographié

Je n’avais pas d’appareil ce soir-là. Le Canon AT-1 de mon père viendrait plus tard, sur d’autres scènes. De ce concert, il ne me reste ni négatif ni tirage — seulement un reportage télévisé de l’époque, retrouvé des décennies après, et la mémoire d’un morceau que je n’ai jamais cessé de chercher depuis : cette manière qu’a la musique live de rendre une foule entière silencieuse au bon moment.

L’archive retrouvée

Des décennies plus tard, un reportage télévisé permet enfin de revoir cette soirée. Les images ne remplacent pas le souvenir — elles lui donnent une surface, une lumière, un mouvement. C’est aussi ce que je cherche depuis : retrouver le moment où une scène devient une mémoire.

Archive vidéo — Pink Floyd à Versailles, 22 juin 1988. La vidéo s’ouvre dans le lecteur YouTube intégré à l’article.

Ce que je retiens

Je n’ai pas su, ce soir-là, que je venais de commencer quelque chose. Ni que le comptable qui m’avait tendu ce ticket m’offrait, sans le vouloir, le premier chapitre d’une vie de photographe de concert. En 2026, ce chemin atteindra son 100ᵉ soir. Il a fallu ce premier, sans appareil ni prétention, pour que tous les autres existent.

Setlist — 22 juin 1988 (vérifiée sur setlist.fm)

  1. Shine On You Crazy Diamond (Parts I-V)

  2. Signs of Life

  3. Learning to Fly

  4. Yet Another Movie

  5. Round and Around

  6. A New Machine, Part 1

  7. Terminal Frost

  8. A New Machine, Part 2

  9. Sorrow

  10. The Dogs of War

  11. On the Turning Away

  12. One of These Days

  13. Time

  14. On the Run

  15. The Great Gig in the Sky

  16. Wish You Were Here

  17. Welcome to the Machine

  18. Us and Them

  19. Money

  20. Another Brick in the Wall, Part 2

  21. Comfortably Numb

Rappel :
22. One Slip
23. Run Like Hell

Une place qu’on ne m’a pas due

J’étais stagiaire, dix-huit ans, dans un cabinet d’expertise comptable rue Réaumur à Paris, le cabinet de Bernard Rongier. Ce soir du 22 juin 1988, un jeune comptable du bureau m’a tendu une place pour Pink Floyd, au Château de Versailles. Sans le savoir, il m’offrait bien plus qu’un concert.

Versailles, place d’Armes

Le groupe jouait deux soirs dans la cour du château, sur la tournée A Momentary Lapse of Reason. Pas de stade, pas de festival : la pierre du XVIIe siècle en toile de fond, et cette masse de son qui semblait ne rien devoir à personne. Shine On You Crazy Diamond a ouvert la soirée — cinq parties, une lenteur qui apprend déjà à un gamin de dix-huit ans ce qu’attendre veut dire.

Ce que je n’ai pas photographié

Je n’avais pas d’appareil ce soir-là. Le Canon AT-1 de mon père viendrait plus tard, sur d’autres scènes. De ce concert, il ne me reste ni négatif ni tirage — seulement un reportage télévisé de l’époque, retrouvé des décennies après, et la mémoire d’un morceau que je n’ai jamais cessé de chercher depuis : cette manière qu’a la musique live de rendre une foule entière silencieuse au bon moment.

L’archive retrouvée

Des décennies plus tard, un reportage télévisé permet enfin de revoir cette soirée. Les images ne remplacent pas le souvenir — elles lui donnent une surface, une lumière, un mouvement. C’est aussi ce que je cherche depuis : retrouver le moment où une scène devient une mémoire.

Archive vidéo — Pink Floyd à Versailles, 22 juin 1988. La vidéo s’ouvre dans le lecteur YouTube intégré à l’article.

Ce que je retiens

Je n’ai pas su, ce soir-là, que je venais de commencer quelque chose. Ni que le comptable qui m’avait tendu ce ticket m’offrait, sans le vouloir, le premier chapitre d’une vie de photographe de concert. En 2026, ce chemin atteindra son 100ᵉ soir. Il a fallu ce premier, sans appareil ni prétention, pour que tous les autres existent.

Setlist — 22 juin 1988 (vérifiée sur setlist.fm)

  1. Shine On You Crazy Diamond (Parts I-V)

  2. Signs of Life

  3. Learning to Fly

  4. Yet Another Movie

  5. Round and Around

  6. A New Machine, Part 1

  7. Terminal Frost

  8. A New Machine, Part 2

  9. Sorrow

  10. The Dogs of War

  11. On the Turning Away

  12. One of These Days

  13. Time

  14. On the Run

  15. The Great Gig in the Sky

  16. Wish You Were Here

  17. Welcome to the Machine

  18. Us and Them

  19. Money

  20. Another Brick in the Wall, Part 2

  21. Comfortably Numb

Rappel :
22. One Slip
23. Run Like Hell

📷 Acquérir un tirage

Ces images sont disponibles en tirage Fine Art numéroté, de 30×20 cm à 60×40 cm. Impression jet d'encre sur papier Hahnemühle Photo Rag 308g.

Me contacter