Premier jour de Momiji au Parc Oriental de Maulévrier : un jardin d’inspiration japonaise en feu, des érables rouges, un pont vermillon, et une danseuse en kimono rose au bord de l’étang.
Le rendez-vous de l’automne
Chaque année, Momiji est un moment incontournable pour le photographe que je suis. Du 7 au 15 novembre, le Parc Oriental de Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, invite à la tradition japonaise d’admirer les couleurs flamboyantes du jardin, juste avant sa fermeture pour la saison 2026.
Cette année, l’événement a reçu le patronage de l’Ambassade du Japon en France. Et, exceptionnellement, on y pique-nique sous les arbres, sans laisser de déchets.
Un jardin dessiné il y a plus d’un siècle
Ce parc de 29 hectares est l’œuvre de l’architecte parisien Alexandre Marcel, qui l’a imaginé entre 1899 et 1913 à l’arrière du château, autour d’un étang alimenté par la Moine. Tombé en ruine après la mort de son créateur, il a été restauré à partir de documents et de photographies anciennes, grâce aux bénévoles de l’association.
Il se présente aujourd’hui comme le plus grand parc d’inspiration japonaise d’Europe.
Yûryô Furusawa, une danse suspendue
Les week-ends de Momiji, la danseuse et chorégraphe Yûryô Furusawa fait découvrir le Jiuta-maï, une danse traditionnelle japonaise. Formée à la danse contemporaine au Japon et en France, elle étudie cet art depuis 2011 auprès du maître Yûhô Furusawa et détient le titre de Natori, qui lui permet de l’enseigner.
Sur un tapis rouge posé au bord de l’étang, le kimono rose, l’éventail qui s’ouvre, le bras levé vers les feuillages dorés : trois images, trois instants, avant que le geste ne se referme.
Ce que je retiens
Photographier le vivant dans un décor aussi parfait est un exercice d’équilibre : le jardin ne bouge pas, et c’est la danseuse qui décide de l’instant. Autour d’elle, le jardin jouait déjà son propre spectacle : l’or des érables à contre-jour, le rouge du pont et du torii, le bleu des reflets.
Momiji en quelques lignes
Du 7 au 15 novembre 2026, au Parc Oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire), avant la fermeture de la saison.
Pique-nique exceptionnellement autorisé dans le jardin, avec une démarche zéro déchet.
Pique-niques japonais à réserver pour les deux week-ends, proposés par Ina Amano.
Danse traditionnelle (Jiuta-maï) avec Yûryô Furusawa les week-ends.
Événement placé sous le patronage de l’Ambassade du Japon en France.
Sources : Parc Oriental de Maulévrier, page Momiji · Histoire du parc · Wikipédia.
L’Œil de l’expert
Le contexte.
Un jardin à photographier dans la lumière rasante de la fin de journée, quand le soleil bas allume les érables et que les étangs deviennent des miroirs. Une série de vingt images, entre paysages et spectacle vivant.
Le matériel.
Un Sony ILCE-7RM6 et un zoom FE 24-70 mm f/2,8 GM II, d’après les métadonnées des fichiers.
Les réglages.
ISO 100 sur presque toute la série (160 pour une seule vue), ouvertures de f/2,8 à f/8 et vitesses de 1/30 s à 1/320 s. Pour la danse : 67 mm, f/3,5 à f/4, 1/125 s, de quoi figer le geste sans perdre la lumière du jardin.
La lumière.
Le contre-jour est ici le meilleur allié : il fait flamber les feuilles d’érable, creuse les ombres des pins taillés et donne au pont rouge et au torii leur éclat vermillon, tandis que le bleu du ciel se reflète dans les étangs.
Boîtier : Sony ILCE-7RM6 · Post-traitement : Lightroom Classic, profil Couleur adaptative « Paysage automne n° 2 », mappage de tonalité « 07 saison automne » · Copyright : © Franck Torres @2026 — All Rights Reserved.