Toutes les newsletters

NEWSLETTER · EN QUELQUES LIGNES

“Les ennemis de mes ennemis sont-ils mes amis ?” Une stratégie d’entreprise vue par Jules César

“Les ennemis de mes ennemis sont-ils mes amis ?” Une stratégie d’entreprise vue par Jules César

var(--variable-KEAlt00gZ)
var(--variable-xo0ulriGG)

Résumé

“Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.” Une maxime attribuée aux plus fins stratèges de l’histoire.

“Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.” Une maxime attribuée aux plus fins stratèges de l’histoire. Mais cette logique implacable, qui a façonné des empires et renversé des royaumes, peut-elle vraiment s’appliquer au monde du travail moderne ?

Si j’étais encore en campagne, à la tête des légions de Rome, peut-être aurais-je vu dans cette maxime une vérité inébranlable. Lors de la guerre des Gaules, elle m’a permis de diviser mes adversaires, d’attirer certains chefs à ma cause, et d’instaurer la Pax Romana sur des territoires hostiles. Mais qu’en est-il dans l’arène impitoyable des entreprises d’aujourd’hui ?

L’illusion des alliances opportunistes

Dans le monde de l’entreprise, les alliances fondées sur un ennemi commun sont monnaie courante. Face à une restructuration brutale, une direction autoritaire, ou des choix stratégiques contestables, certains acteurs que tout opposait peuvent soudain se retrouver du même côté. Syndicats rivaux unissant leurs forces contre une réforme, services autrefois concurrents collaborant contre une externalisation menaçante… À première vue, cette maxime semble donc trouver un écho dans le monde du travail.

Mais c’est là que la comparaison avec la guerre atteint ses limites. Car si une armée peut se satisfaire d’un accord de circonstance tant que l’ennemi commun subsiste, une entreprise repose sur des rapports de forces bien plus mouvants. L’allié d’hier peut redevenir l’adversaire de demain. Ce qui importait à Rome – la conquête et la domination – ne suffit pas dans une organisation où la pérennité des relations prime.

Le poison de la défiance

Si l’on applique aveuglément cette logique, on finit par transformer l’entreprise en un champ de manœuvres politiciennes. Faire cause commune avec ceux qui s’opposent à notre adversaire peut certes offrir des victoires ponctuelles, mais le prix à payer est souvent la méfiance. Car ces alliances sont rarement fondées sur des valeurs communes, mais bien sur des intérêts conjoncturels.

Les alliances de circonstance créent un environnement où chacun se demande : qui sera le prochain à se retourner contre moi ? Dans ce contexte, la confiance – ciment indispensable à toute organisation durable – se délite rapidement. J’ai vu des tribus gauloises se trahir entre elles après m’avoir aidé à écraser Vercingétorix. J’ai vu des sénateurs qui m’acclamaient un jour se joindre à mon assassinat le lendemain. Ce que l’histoire nous enseigne, c’est que l’opportunisme ne dure jamais.

Ce qui fait un vrai allié en entreprise

Lire la publication sur LinkedIn