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Savoir s’arrêter pour mieux repartir

Savoir s’arrêter pour mieux repartir

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Résumé

Nous, élus, savons écouter. Conseiller.

Nous, élus, savons écouter. Conseiller. Accompagner. Lutter. Mais savons-nous, vraiment, nous arrêter ?

Toute l’année, nous sommes en mouvement. Sollicités à toute heure. Pressés de répondre, de comprendre, de porter les colères, les angoisses, les injustices.

Nous absorbons les tensions accumulées par d’autres, celles des salariés abîmés par les restructurations, les injonctions paradoxales, la solitude hiérarchique, ou parfois… simplement par la vie.

Nous tenons le cap, souvent à contre-courant. Nous restons debout.

Mais à quel prix ?

Une course effrénée

Chaque dossier est une urgence. Chaque sujet est une montagne.

Relations sociales, RSE, transformation digitale, inégalités, santé mentale, discriminations, risques psychosociaux, intéressement, licenciements, reconnaissance…

Nous enchaînons les réunions, les interpellations, les interventions, les comptes rendus, les tracts, les appels à l’aide.

Et toujours avec cette exigence : être au top. Informés. Lucides. Calmes. Efficaces. Disponibles.

Mais parfois, le costume pèse. Et l’énergie se tarit.

️ Le risque du surengagement

À force de ne plus compter nos heures, de nous oublier nous-mêmes au service des autres, nous finissons par franchir une ligne invisible :

celle qui nous prive du recul.

Quand on ne prend plus le temps de s’arrêter, on finit par perdre de vue l’essentiel.

On se trompe de combat. On s’épuise.

Et dans l’épuisement, plus rien ne milite.

Le droit de souffler

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