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Résumé
Si je prends le temps de poser ces mots aujourd’hui, c’est parce que j’observe, dans de nombreuses entreprises, une fonction RH en souffrance. Un blues discret, mais palpable, qui s’exprime dans les échanges, les décisions difficiles, et parfois dans le regard de celles et ceux qui portent cette mis
Si je prends le temps de poser ces mots aujourd’hui, c’est parce que j’observe, dans de nombreuses entreprises, une fonction RH en souffrance. Un blues discret, mais palpable, qui s’exprime dans les échanges, les décisions difficiles, et parfois dans le regard de celles et ceux qui portent cette mission essentielle. Ce sentiment, qui pourrait se résumer à un tiraillement entre le cœur et la raison, mérite qu’on s’y arrête. Parce que derrière les chiffres et les process, il y a des personnes qui veulent bien faire, mais qui se retrouvent souvent piégées par les exigences contradictoires de leur rôle.
Quand le sens s’érode
“Être RH aujourd’hui, c’est parfois ressembler à un funambule qui avance entre les attentes des salariés et les impératifs économiques de l’entreprise” , écrivait François GEUZE (https://fr.linkedin.com/in/geuze?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-mention) , expert en gestion des ressources humaines.
Cette métaphore illustre bien la complexité actuelle de leur mission.
Longtemps perçus comme des partenaires stratégiques et des bâtisseurs de projets humains, les RH doivent aujourd’hui jongler avec des injonctions souvent paradoxales. D’un côté, on leur demande d’accompagner les transformations, d’autre part, elles sont souvent perçues comme des exécutantes de mesures impopulaires : restructurations, réductions d’effectifs, arbitrages budgétaires… Des actions qui nourrissent une incompréhension croissante chez les salariés, mais aussi un sentiment de perte de sens pour les RH elles-mêmes.
Une fonction de moins en moins aimée
Dans une étude récente publiée par l’ANDRH, 62 % des professionnels RH avouent se sentir “moins compris” par les salariés qu’il y a cinq ans.
Cela traduit une fracture réelle. Les salariés, confrontés à des réorganisations incessantes et à une digitalisation galopante, perçoivent les RH comme un relais du pouvoir décisionnel plutôt que comme un soutien.
Mais est-ce vraiment leur rôle qui a changé ? Ou bien est-ce la manière dont les entreprises les utilisent ?
Cette question, posée par Jean Pralong (https://fr.linkedin.com/in/jean-pralong?trk=article-ssr-frontend-pulse_little-mention) , professeur en RH, dans une tribune récente, invite à la réflexion : “Les RH ne sont pas le problème, elles sont souvent les premières victimes d’un modèle qui les instrumentalise.”
Redonner du sens avec bienveillance
Malgré ce constat, il serait injuste de réduire les RH à ce rôle de “gestionnaires de crise”. La réalité est plus nuancée. Beaucoup, au quotidien, continuent de porter une mission profondément humaine : celle d’accompagner, d’écouter, de construire. Ce sont ces valeurs qu’il faut réaffirmer pour redonner du sens à leur travail et de la bienveillance à leur mission.
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