Clisson, France

🖤 Hellfest 2017 — La nuit appartient à Clisson

🖤 Hellfest 2017 — La nuit appartient à Clisson

Plongée dans mes archives : l'édition 2017, photographiée au Leica Q, quand la nuit tombait sur Hell City et que le festival révélait son vrai visage — celui d'une ville imaginaire qui ne dort jamais.

Plongée dans mes archives : l'édition 2017, photographiée au Leica Q, quand la nuit tombait sur Hell City et que le festival révélait son vrai visage — celui d'une ville imaginaire qui ne dort jamais.

Hellfest

Il y a des festivals qui s'éteignent avec le dernier rappel. Le Hellfest, lui, commence une seconde vie quand la nuit tombe. En 2017, j'ai passé une bonne partie de l'édition à photographier après le coucher du soleil — et ces images, retrouvées dans mes archives, racontent un Clisson que le grand public voit rarement : celui des néons, des silhouettes et des théâtres d'ombres.

🖤 Hellgate's, le saloon de l'enfer

La façade du Hellgate's au néon vert, le portrait de Lemmy veillant sur les buveurs comme une icône dans sa niche, la croix lumineuse au sommet. Warhammer rencontre Edward Hopper : c'est un décor de cinéma habité par de vrais figurants, et chaque année je m'y fais reprendre. On ne photographie pas cette façade, on la contemple.

🚐 La caravane Sailor Jerry

Sous l'enseigne rose HELLGATE, l'Airstream chromée tatouée de pin-ups et d'aigles renvoyait tous les néons de la nuit. Des festivaliers assis contre les roues, des silhouettes en mouvement, cette lumière rouge qui baigne le sol — une image qui sent le bourbon et le vieux rock'n'roll.

🤘 La main et la cathédrale

Face à la cathédrale de Clisson encore vêtue de ses échafaudages illuminés, la grande main cornue en patchwork de métal se dressait dans la nuit. Le sacré et le profane qui se saluent par-dessus les toits : tout le paradoxe assumé de ce festival installé au pied d'une église, et qui n'a jamais cherché le scandale — juste la cohabitation.

Les croix sur l'herbe

Au crépuscule, des projecteurs dessinaient les croix pattées du festival directement sur la pelouse, entre les jambes des festivaliers, avec la grande roue en toile de fond. C'est ma photo la plus discrète de la série et peut-être la plus juste : le Hellfest marque son territoire en lumière, littéralement.

🥖 La France, quand même

Depuis la terrasse surplombant la plaine : une planche de charcuterie, un verre, des avant-bras tatoués accoudés à la rambarde, et en contrebas des dizaines de milliers de metalheads. Saucisson, rillettes et doom metal — il n'y a qu'ici. Ce contraste-là vaut tous les communiqués sur « l'art de vivre à la française ».

💈 Scènes de ville

Et puis les petits théâtres du site : le barbier gratuit où un festivalier se laisse raser, tête renversée, dans une lumière de Caravage sponsorisée par Dr. Martens. Le pictogramme des urinoirs cadré contre la grande roue, parce que le burlesque involontaire est un genre photographique à part entière au Hellfest — et que je n'y résiste jamais.

📷 Note photographique

Cette série est née au Leica Q — le premier, celui qui a lancé la lignée. Déjà 28 mm, déjà une focale unique, et un capteur qui tenait remarquablement la nuit pour l'époque. C'est avec ce boîtier que j'ai appris la grammaire que j'applique encore aujourd'hui : s'approcher, cadrer large, laisser la lumière ambiante faire le travail. Neuf ans plus tard, je photographie toujours Clisson de la même façon. Les boîtiers changent, la focale reste.

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Ces images sont disponibles en tirage Fine Art numéroté, de 30×20 cm à 60×40 cm. Impression jet d\’encre sur papier Hahnemühle Photo Rag 308g.


These images are available as numbered Fine Art prints, from 30×20 cm to 60×40 cm. Inkjet on Hahnemühle Photo Rag 308g paper.

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